Déforestation dans le monde: L’agriculture, principale source du problème

 

« L’être humain peut se nourrir sans pour autant détruire de nouvelles forêts. Et pourtant, l’agriculture est la principale source de déforestation dans le monde », a fait savoir, le lundi 18 juillet, l’organisation des nations Unies pour  l’alimentation et l’agriculture (Fao), dans le rapport de la situation des forêts du monde public.

Selon le document, la superficie forestière mondiale a diminué entre 1990 et 2015 de 219 millions d’hectares ( 3%,) , soit aujourd’hui un peu moins de 4 milliards d’hectares. Cela est pire dans les régions forestières d’Afrique où 7 millions d’hectares sont perdus entre 2000 et 2010 et que la surface des terres s’est accrues de 6 millions. « On peut parvenir à une sécurité alimentaire en augmentant les rendements, avec des pratiques respectueuses des écosystèmes et en intégrant les ressources forestières, plutôt qu’à travers l’expansion des zones agricoles aux dépens des forêts», a fait connaitre Dominique Reeb, du département des forêts de la FAO.

Mieux, explique-t-il, « les arbres contribuent à l’amélioration de la productivité agricole, en ralentissant l’érosion. Et puis, le maintien d’un couvert forestier, qui piège le carbone, limite les impacts des dérèglements climatiques sur l’agriculture ».

Aussi, l’organisation onusienne a constaté que « depuis 1990, seuls quelques pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine ont réussi à améliorer leur sécurité alimentaire, tout en préservant leurs forêts ». En guise d’exemple, M. Reeb cite la Gambie qui d’après lui, « est l’un des rares pays sur ce continent à avoir vu  son couvert forestier augmenter, et même sensiblement de moins de 10 % ».

D’ailleurs, renseigne-t-il, des parties de réserves forestières ont également été transférées aux communautés locales, augmentant leurs revenus tirés de la forêt et atténuant la pression sur les arbres.

Pour parer à ce fléau mondial, Dominique Reeb a insisté sur l’importance de disposer d’un cadre juridique clair régissant le changement d’utilisation des terres.

« La sécurité foncière, la reconnaissance officielle des droits fonciers coutumiers, en particulier pour les personnes vulnérables et tributaires des forêts, sont la clé de voûte d’une gestion durable des terres », préconise t-i.

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