31% des stocks de poissons dans le monde sont surexploités

Du jamais vu depuis 40 ans,  d’après le dernier rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, (Fao) 31,4 %, le tiers, des stocks de poissons dans le monde sont surexploités. Autrement dit, les espèces de poissons concernées n’ont pas le temps de se reproduire pour maintenir leur effectif à l’équilibre .Ce qui constitue une menace pour la sécurité alimentaire des populations des pays en développement et également pour la santé des océans.

Pour la première fois, la consommation mondiale de poissons a dépassé 20 kilos par an et par habitant. Selon le dernier rapport de la FAO, la capture annuelle a atteint 934 millions de tonnes. Quatre espèces ont également connu des prises record : les thons, les homards, les crevettes et les céphalopodes. Les mers du monde sont sillonnées par 4,6 millions de navires de plus de 24 mètres de long, dont 90 % se cantonnent aux eaux asiatiques et africaines. «Les pressions exercées par l’industrie de la pêche sur les océans constituent une menace pour la sécurité alimentaire des populations des pays en développement comme le Sénégal, la Guinée Bissau   et également pour la santé des océans », dénonce la présidente du WWF France, Isabelle Autissier.

Plus loin, le rapport d’expliquer qu’en 2014, les pays en voie de développement n’ont tiré qu’un revenu de 80 milliards de dollars de la vente de son poisson et de ses droits de pêche. Cette manne renseigne-t-il, ne tombe pas entre les mains du petit pêcheur qui ne trouve plus rien à pêcher après le passage des étrangers, chinois ou européens. « Les chalutiers géants battant pavillon chinois ou sud-coréen sont à la fête », indexe le dernier rapport alarmant du groupe de réflexion britannique spécialisé dans le développement. Pour Alfonso Daniels, un des auteurs, ces chalutiers pratiquent une pêche de fond très destructrice, faisant d’eux les Huns des océans. « Durant un mois, à l’automne 2014, le navire de Greenpeace, l’Esperanza, a croisé au large du Sénégal, de la Guinée-Bissau et de la Guinée. Son équipage a relevé 16 cas de pêche illégale en zones interdites, impliquant 12 navires. Soit 23 % des navires chinois croisés. Et près de 70 % d’entre eux n’avaient pas activé leur système d’identification automatique », a-t-il fustigé.

 

 

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