CROISSANCE EN AFRIQUE : La Banque mondiale, pour plus de concurrence dans les marchés

 

Si l’on en croit les experts de la Banque Mondiale, augmenter la concurrence sur les marchés de consommation ainsi que dans les secteurs des principaux facteurs de production peut favoriser le développement de l’Afrique et mettre fin à la pauvreté.

Selon un rapport dont copie nous est parvenue, une baisse de seulement 10 % des prix des denrées de base, obtenue en s’attaquant aux cartels et en améliorant la réglementation qui restreint la concurrence sur les marchés de l’alimentation, peut faire sortir près d’un demi-million de personnes de la pauvreté en Afrique du Sud, au Kenya et en Zambie. Et, permettre aux ménages vivant dans ces pays d’économiser plus de 700 millions de dollars par an.

Ce qui fait dire à la directrice principale du pôle mondial d’expertise en Commerce et compétitivité du Groupe de la Banque mondiale,, Mme Anabel Gonzalez, , qu' »un renforcement des politiques de concurrence en Afrique favoriserait non seulement une croissance économique et une compétitivité durables à l’échelle du continent, par la création d’entreprises et de secteurs plus productifs, mais permettrait également de réduire directement la pauvreté ». Car, a-t-elle fait comprendre, « les consommateurs, les pauvres en particulier, auraient accès au meilleur prix aux biens et aux services essentiels ».

Pis, le rapport révèle que le niveau de concurrence des pays d’Afrique subsaharienne et d’Afrique du Nord est relativement faible. À l’échelle mondiale, plus de 70 % des pays africains se situent dans la moitié inférieure du classement en termes d’intensité perçue de la concurrence locale et d’existence d’éléments fondamentaux pour des marchés concurrentiels. Ainsi, la Banque mondiale appelle à ouvrir à la concurrence les marchés des engrais, du ciment et des télécommunications.

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