MINES: Un avenir sombre pour le marché du Fer en Afrique

 

Pendant que l’or et le pétrole pointent le bout du nez, le marché du fer est sur la courbe descendante.

50 dollars la tonne pour un minerai ayant une teneur en fer de 62 % aujourd’hui, alors que ce même minerai était acheté plus de 100 dollars la tonne, entre novembre 2009 et mai 2014, avec un pic à plus de 180 dollars début 2011. Ces chiffres expliquent à suffisance la situation du fer sur le marché international. Et, le constat est valable presque partout en Afrique. Au Sénégal, après avoir vu Arcelor Mittal se retirer de l’exploitation de la mine de fer de Falémé, les autorités cherchent désespérément, même si les réserves sont estimées à 630 millions de tonnes. Après avoir estimé le coût du projet à 1 450 milliards de francs Cfa, les autorités sont en train de revoir les ambitions du pays à la baisse. Au Gabon aussi, le gisement de Belinga, repris en 2012 à China Machinery & Equipment Import & Export Corporation (CMEC) par les autorités, n’a toujours pas trouvé preneur. Idem pour le projet de Mbalam-Nabeba, mené par l’australien Sundance. Pour défaut de partenaires financiers pour construire les infrastructures, ce projet situé entre le Cameroun et le Togo est tombé à l’eau. Quant aux gisements des monts Gao et Tia, en Côte d’Ivoire, détenus pendant un moment par l’indien Tata Steel, ils ont été cédés à l’État en août 2015, tandis que celui du mont Klahoyo, propriété du tycoon controversé Frank Timis, semble encore bien loin d’entrer en exploitation. En Guinée, malgré la reprise en main du Simandou par Chinalco, partenaire à hauteur de 41,3 % au côté de Rio Tinto (46,6 %) et de la Société financière internationale (IFC, 4,6 %), on attend encore la phase active de l’exploitation.

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