FINANCE ISLAMIQUE: La Côte d’Ivoire émet un nouveau sukuk d’un montant de 150 milliards de FCFA

Le trésor public ivoirien a émis en début de semaine un emprunt obligataire de 150 milliards de FCFA (245 millions $) sous forme d’obligations islamiques. Il s’agit du deuxième sukuk émis par la Côte d’Ivoire après celui lancé le 23 novembre 2015 sur la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).

Cette nouvelle opération d’une maturité de sept ans s’inscrit dans leprogramme d’émission de sukuks de 300 milliards de francs CFA entre 2015 et 2020.

Cet emprunt, dont la période de souscription s’étend du 1er au 31 aout, permettra au gouvernement ivoirien de poursuivre les investissements et d’apurer certaines dettes de l’Etat.

Le principal arrangeur de cette émission est la Société islamique pour le développement du secteur privé (SID), une filiale du groupe Banque islamique de développement (BID).

Bibe Finances & Securities (BFS), Bici Bourse (groupe BNP Parisbas) et BNI Finances de Côte-d’Ivoire, agiront comme co-chefs de file. Certaines sociétés de gestion et d’intermédiation agréées par la BRVM prennent également part à cette opération.

Cette émission sera adossée à une partie du patrimoine immobilier de l’Etat : l’immeuble du centre de commerce international d’Abidjan (CCIA), dans le quartier du Plateau, valorisé à 98 milliards de FCFA, et les tours administratives A et B qui sont le siège de plusieurs ministères, dont la valeur est estimée à 67 milliards de FCFA, rapporte le magazine français Jeune Afrique.

Pour rappel, la première émission ivoirienne d’obligations islamiques a connu un franc succès ce qui lui d’ailleurs valu d’être choisie comme étant le «Sukuk deal of the year» et «Africa deal of the year» par le journalIslamic Finance News(IFN).

Les sukuks ou emprunts obligataires compatibles à la loi islamique sont de plus en plus émis en Afrique. Ils séduisent de nombreux gouvernements africains par la souplesse de leurs conditions. Malgré leur forte progression, les Etats africains n’ont émis à ce jour qu’un milliard de dollars de sukuks souverains contre une moyenne mondiale de 100 milliards de dollars par an au cours des cinq dernières années.

Agence Ecofin

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