ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES : Le Sénégal opte pour l’agriculture intelligente

 

Pour s’adapter aux conséquences des changements climatiques au Sénégal,  hier, un atelier portant sur le thème: « Changements climatiques et agriculture sénégalaise : rôle des décideurs dans la mise en œuvre du Plan Sénégal Émergent (Pse)», a été organisé par le ministère de l’Agriculture, en partenariat avec l’initiative prospective agricole et rurale (Ipar) et le Réseau des parlementaires pour l’environnement (Repes).

Il découle de cet atelier que les prévisions agricoles à l’horizon 2025 pourraient être en baisse de 30% de la production céréalière. Pour l’arachide, la baisse est estimée de 5 à 25% sur les rendements à l’horizon 2050.

C’est dans cette perspective que le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Dr. Dogo Seck opte pour une agriculture intelligente. Selon lui, il s’agit de permettre aux chercheurs d’orienter la sélection des variétés et de choisir les itinéraires techniques et, aux producteurs, de planifier les semis et le choix des variétés.

Dr Seck indique que c’est dans ce contexte que l’adaptation reste le choix le plus réaliste pour réduire les effets dépressifs des changements climatiques sur la vie des populations.

Au directeur de l’Agriculture, Oumar Sané, d’expliquer que l’agriculture sénégalaise est en grande partie sous pluies. S’il y’a des changements climatiques, ça va impacter nécessairement sur le résultat de l’agriculture.

Egalement, c’est en ce sens que le ministère de l’Agriculture, conscient de tous les enjeux, a pris l’option d’organiser cet atelier pour renforcer les capacités des décideurs, leur permettre de comprendre les enjeux et l’impact qu’il pourrait y avoir sur l’agriculture sénégalaise. Mais aussi, pour permettre d’avoir les différentes informations leur permettant de légiférer.

Quant au secrétaire général du Maer, c’est en faisant le choix de miser sur des variétés à cycles courts et itinéraires techniques adéquats que le Sénégal a réussi à doper sa production, à travers le programme de dopage et le programme de sécurisation de la croissance.

Pour 2016, « nous avons un programme de sécurisation de la croissance qui intègre le programme d’adaptation et le programme de dopage pour prendre en compte les clivages entre différentes zones », a-t-il conclu.

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