PRODUITS DE CONTREFAÇON-SENELEC: Coût économique non encore évalué, Surveillance du marché inexistante

 

« Les produits contrefaits sont une gamme de produits qui touche tout le commerce du pays. C’est un commerce illicite qui permet d’enrichir des contrevenants. Le coût économique est non encore évalué .Ce commerce est mû par l’appât du  gain qui nous inonde de produits contrefaits ». Ces propos sont du Directeur général de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé. Il s’exprimait ainsi, hier, lors de la tenue de l’atelier de campagne sur la sensibilisation à la prévention des accidents d’origine électrique.

Lors de cette cérémonie, le directeur a tenu à rappeler  que la Senelec  n’a pas les moyens de détection ni de contrôle. Il a sollicité la douane puisque, d’après lui,  » ce sont les services de la douane qui gèrent la porte d’entrée du pays… nous les avons saisis ».

Mieux, M.Cissé indique qu’il y’a quelques années, il avait lui-même reçu une équipe de la Senelec venu lui présenter leur programme de lutte contre les produits contrefaits pour essayer de sécuriser davantage les Sénégalais. Toujours, « les gens achètent des produits contrefaits sans le savoir ».

Raison pour laquelle, pense-t-il, « ce que l’on peut faire pour les protéger, c’est éviter que ces produits entrent sur nos territoires ».

Quant au responsable juridique, Cheilkh Sidate Niang, il a souligné dans sa contribution que la plupart des gens font  usages de matériels électriques inadaptables, dans n’importe quelle condition. Alors que précise-t-il, « c’est l’environnement de l’utilisation qui conditionne le type de matériel que vous pouvez utiliser ».

Par ailleurs, M .Niang a fait part de son inquiétude face au marché  qui est inondé de matériels électriques de contrefaçon. En ce sens, il a préconisé l’interdiction au niveau du pays : de la production, la vente et l’utilisation de matériels électrique de contrefaçon. Ce qui doit se faire, à son avis,  au travers d’une surveillance sur le marché.

C’est dans cette lancée que le responsable juridique  a appelé  l’ensemble des nationaux, la douane, le service de marché, les collectivités locales, le ministère du Commerce, les partenaires de la Senelec, la Senelec elle-même… à lutter contre les matériels électriques non conformes. Il explique que cela doit s’étendre à l’ensemble des usagers au niveau des collectivités locales et des usagers domestiques.

Egalement, Cheikh Sidate Niang a suggéré que l’on rende obligatoire l’attestation de conformité des ouvrages et des installations électriques avant le raccordement sur le réseau de la Senelec. Egalement, « il faut former et produire un certificat de qualification pour les installations électriques », a-t-il conclu.

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