PRODUCTION DE PETROLE Pas de gel, pas de remontée des prix du baril !

Le gel de la production de pétrole divise les pays producteurs et prolonge l’incertitude dans les Etats considérés comme étant les grandes économies du monde

La chute des prix du baril de pétrole inquiète les pays membres de l’organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole (OPEP). Les prix sont faibles et la situation dure depuis trop longtemps (Le cours du pétrole léger américain WTI cédait 0,6% à 48,42$ lundi matin en Asie, tandis que le Brent de la Mer du nord a démarré la journée en recul de 0,5% à 49,45$.). Elle a des incidences fâcheuses  sur les budgets des Etats producteurs de pétrole et au-delà même sur la croissance économique mondiale.  La solution qui pourrait permettre une remontée des cours du baril résiderait dans le gel de la production avaient pensé les experts de l’OPEP. En réalité, faire passer la production journalière de 33,4 millions de barils à 32,5 millions de baril pourrait faire remonter les prix de l’or noir selon les experts de l’OPEP. Cette analyse de la situation n’est toutefois pas partagée par tous les pays membres de l’organisation. Des pays comme le Nigéria, l’Irak pour des raisons qui leur sont propres ne veulent pas aller dans le sens d’une réduction de leur production même si, un tel choix pourrait leur être profitable. Ce sont de telles positions qui ont fait échouer la réunion de l’OPEP qui a eu lieu  à Vienne, en Autriche ce weekend end. Une réunion qui pour rappel devait statuer sur l’application de la mesure de gel de la production décidée en fin septembre, à Alger. L’Iran qui veut retrouver le niveau de production qu’il avait avant les sanctions refuse tout simplement de geler sa production. Une position que les experts de l’OPEP ne peuvent que constater puisque l’organisation à laquelle ils dépendent n’a aucun pouvoir de contrainte sur les pays membres. Cela signifie que les prix du pétrole vont demeurer à leur niveau actuel pendant encore un moment. Une situation qui si elle n’est pas du tout favorable au pays producteurs de pétrole constitue par contre une aubaine pour les pays non producteurs. Comme dit  l’adage le malheur des uns  fait le bonheur des autres. La croissance à plusieurs vitesses en Afrique que le fonds monétaire international décrit dans son document Perspectives économiques régionales : Afrique subsaharienne, Une croissance à plusieurs vitesses  s’explique par cela. Si des pays comme le Nigéria ou encore l’Angola verront leur taux de croissance chuter à 1,5% tel ne sera pas le cas pour des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Kenya. Ces pays vont enregistrer des  taux de croissance supérieure à 6% en 2016. Plus loin en Asie, un pays comme l’Arabie Saoudite, considéré, il y a encore peu de temps comme le banquier du monde est obligé d’aller chercher de l’argent frais sur les marchés financiers internationaux pour pouvoir combler son déficit de 100 milliards de dollars par an. Un déficit qui s’explique en grande partie par la dépendance aux revenus du pétrole. Le royaume wahhabite qui dispose de réserves estimés à 88 milliards de dollars a levé 17,5 milliards de dollars, récemment et il y a de fortes chances qu’une telle opération se renouvelle.

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