Agriculture : Le Cameroun veut doubler sa production de cacao d’ici 2020

Le Cameroun veut produire 600 000 tonnes de cacao et 150 000 tonnes de café à l’horizon 2020. Le gouvernement travaille déjà à la mise en place d’une « supra structure » pour mieux canaliser les investissements et financements. Le Cameroun est en quête d’un nouveau souffle pour ses filières cacao et café, jusque-là minées par une dispersion des efforts et des mesures. Les producteurs, malgré les investissements, encouragés par la hausse du cours du cacao ces dernières années (11 millions de dollars d’investissements entre 2010 et 2015 rien que pour la filière cacao) n’ont pas pu réaliser les résultats escomptés.

Au ministère de l’agriculture, on travaille déjà sur une nouvelle approche qui consiste à fusionner trois structures, actrices majeures dans le secteur, que sont la Société de développement du cacao (SODECAO), l’Office national du cacao et du café (ONCC), ainsi que le Fonds de développement des filières cacao-café (FODECC). La finalité de cette stratégie qui s’apparente « à la configuration annoncée dans le management des filières cacao-café au Cameroun d’avant les années 1990, avec un Office national de commercialisation des produits de base (ONCPB) qui régnait en maître sur les filières cacao-café » est d’améliorer la production annuelle du café et du cacao.

Produire local transformer local

Cette vision table sur une production annuelle de 600 000 tonnes de cacao à l’horizon 2020 contre moins de 300 000 tonnes actuellement, et 150 000 tonnes de café contre une moyenne de 35 000 tonnes actuellement. L’instance suprême à créer devra aussi relever un autre défi. La transformation locale de la production nationale est une veille doléance des planteurs. « Pendant que le cacao est camerounais, le chocolat, produit phare, qui découle des fèves du cacao, est Suisse ».

Le cacao et le café au Cameroun, un enjeu majeur. Ils représentent plus de 30 % des exportations non pétrolières et font vivre plus de 2 millions de planteurs. Les prix au kilo sont « abordables » surtout pour le cacao et ne cessent de grimper au profit des planteurs, 400 F CFA en 2004 à plus de 1 200 F CFA en 2011.
En 2015 les prix dans les bassins de production ont battu un record, 1330 francs F CFA le kilo avant de remonter à 1500 francs F CFA le kilogramme en moyenne en 2016, le prix du café lui se négociait à 475 F CFA durant la même période.

(Source:afrique.latribune.fr)

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