Agenda scientifique pour l’Agriculture en Afrique (S3A) : Démarrage de la consultation nationale pour le document de projet de mise en œuvre

Sous l’égide du Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement Rural, l’Institut sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA), organise du 17 au 19 juillet 2017 l’atelier national du Sénégal. Cette rencontre de trois jours, va constituer un cadre de réflexions approfondies pour l’élaboration du document de projet de mise en œuvre.

Rappelons que, les chefs d’Etat et de Gouvernements africains ont validé en juin 2014 à Malabo, en Guinée Equatoriale, le document de l’agenda scientifique pour l’agriculture africaine (S3A). Et sa vision est «qu’à l’horizon 2030, l’Afrique assure sa sécurité alimentaire, devienne un acteur scientifique mondial et le grenier du monde ».

« Comme vous le savez la science et la technologie sont devenues un enjeu du développement. En 2014, les chefs d’Etat africains ont adopté un Agenda pour tirer la science au profit de la société africaine parce qu’étant conscient si vous rentrez dans l’agriculture, il faut nécessairement mettre l’intelligence au cœur de la matière et c’est cela qui est à la base de l’adoption de cet agenda. Si nous ne mettons pas assez de science, assez d’innovation dans l’agriculture, nous ne pourrons pas la transformer. Donc une transformation de l’agriculture doit passer naturellement par la mise en place d’innovations, par le changement de paradigme, par l’adaptation aux changements climatiques », a précisé M. Modou Mboup, conseiller du ministre de l’agriculture et de l’Equipement Rural.

Dr Abdou Tenkouano, directeur exécutif de Coraf/ Wecard, l’agriculture constitue le moteur de développement de tous nos pays et occupe la majeure partie de nos populations.

« Et si on veut vraiment imprimer ce développement, il est temps qu’on s’approprie, les connaissances scientifiques qui peuvent faire les changements et pour cela qu’il est tout à fait important qu’on se retrouve pour réfléchir comment un pays pilote comme le Sénégal qui a été à la pointe de développement de la région dont le Coraf est responsable, pourrait aussi mettre à profit toutes ses institutions scientifiques dont il est le dépositaire pour faire bouger la donne, c’est-à-dire de faire en sorte que l’agriculture puisse dans le monde, arriver à être le moteur de ce développement-là et il faut que cette science s’implique », dira le directeur exécutif du Coraf.

M. Jones Mugabe du forum africain pour la recherche agricole(FARA) qui est basé au Ghana, il estime : « On fait le plaidoyer pour qu’on puisse utiliser la science pour développer l’agriculture, faire passer du paradigme de l’agriculture de subsistance vers une transformation de l’agriculture, cela exige qu’on utilise la science ».

Quant à M. Alioune Fall, directeur général de l’ISRA, il avance : « Nous sommes engagés avec nos partenaires au niveau régional, avec tous les pays africains dans une dynamique de développement intégré qui voudrait que la recherche soit au cœur de ce développement. Vue la mission qui lui a été confiée depuis Malabo, avec la déclaration des chefs d’Etat, nous avons retenu donc, dans le quatrième pilier du PPDA, la recherche devrait nous permettre de transformer l’Afrique, vous savez le slogan, c’est la transformation de l’agriculture africaine. Maintenant quand on parle de transformation, on ne peut faire de la transformation sans une base solide, nous travaillons dans la durabilité et donc la science ne peut pas être exclue, au contraire, c’est la science qui va tirer tout ça ».

Articles similaires

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
avatar
wpDiscuz
Scroll Up