CAN 2019 au Cameroun : Paul Biya « s’engage » personnellement, la polémique enfle

Une réponse téléguidée en direction du Caire où se trouve le siège de la CAF ! Paul Biya, le président camerounais a levé les doutes d’Ahmad Ahmad sur la capacité de son pays à accueillir la CAN 2019. A deux ans de l’ouverture de la compétition qui passe de 16 à 24 équipes, le président camerounais assure que son pays sera prêt. En attendant que les experts de l’organisation faîtière du football continental débarquent au Cameroun pour inspection, la polémique ne cesse d’enfler.

Le Cameroun sera-t-il prêt pour l’organisation de la CAN 2019, la première à accueillir 24 équipes du continent ? Si la réponse affirmative de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) n’a pas suffi à convaincre les plus sceptiques, l’engagement public de Paul Biya devrait être une voix plus écoutée.

Un engagement présidentiel

Et quel meilleur endroit pour Paul Biya que la réception donnée ce 10 août au Palais de la Nation en l’honneur des athlètes qui ont représenté le Cameroun aux 8èmes Jeux de la francophonie, pour répondre à la polémique déjà houleuse sur la capacité organisationnelle de son pays.

« Le Cameroun sera prêt au Jour-J… j’en prends l’engagement !», a déclaré le président camerounais sans s’éterniser sur le sujet. En dépit de la subtilité de langage, Paul Biya semble vouloir éteindre le feu de la polémique déclenchée par des déclarations acerbes d’Ahmad Ahmad, le président de la Confédération africaine de football (CAF).
En visite à Ouagadougou samedi dernier, le président de la CAF a émis publiquement des doutes sur la capacité du Cameroun à organiser la compétition retoquée pour accueillir 24 équipes. « Même à quatre équipes, le Cameroun n’est pas prêt », a lancé Ahmad Ahmad.

Ballon de sonde qui remettrait en lice le Maroc, l’Algérie ou le Ghana ou pression sur le pays organisateur ? Le Malgagche avait même émis l’hypothèse d’un « plan B » étudié par son organisation consistant au lancement d’un nouvel appel d’offres pour trouver un pays de substitution ou de complément au Cameroun. Une déclaration publique qui lui avait valu les foudres de son prédécesseur, le Camerounais Issa Hayatou tandis que Sidiki Tombi A Roko, le président de la Fecafoot exprimait sa « consternation » dans un communiqué.

La mission très attendue de la CAF pour (enfin!) éteindre le feu de la polémique

A cette levée de boucliers du pays des Lions Indomptables, il faudra désormais y ajouter l’appui de Paul Biya qui sonne comme une réponse du berger à la bergère non sans avoir une portée stratégique. A 22 mois de l’ouverture officielle de la compétition, Paul Biya pourrait s’être lié les mains en voulant avoir la parole trop libre.

La compétition est en effet précédée de l’élection présidentielle de 2018. En faisant de l’organisation de la CAN 2019 un engagement, le président camerounais doit s’assurer que la compétition ne soit pas retirée au Cameroun au risque que cette promesse de campagne pré-électorale ne se transforme en vote-sanction dans les urnes.

Pour l’heure rien n’est joué d’avance. La Fecafoot a confirmé avoir reçu le cahier des charges pour l’organisation de la CAN sous sa nouvelle version. En dépit de la présentation du plan des réalisations et des avancées présentées par la Fecafoot et appuyées par Issa Hayatou, il faudra attendre la mission d’inspection des experts de la CAF, prévue du 20 au 28 août, pour avoir un état des lieux de l’organisation. De quoi peut-être éteindre les feux de la polémique ?
(Source : http://afrique.latribune.fr)

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