Zambie : la Banque centrale réduit son taux directeur

La Banque centrale zambienne a annoncé ce 11 août la réduction de son taux de directeur. L’institution financière a revu à la baisse de 150 points de base son taux débiteur de référence, un des plus importants déterminants des taux d’intérêt du pays. Une décision justifiée par la stabilisation de l’inflation.

Dans un contexte de chute de l’inflation dans le pays, la Banque centrale de Zambie (BoZ) vient d’annoncer sa décision de réduire son taux directeur. Il s’agit d’un taux d’intérêt à court terme, au jour le jour fixé par la Banque pour piloter sa politique monétaire et ainsi contrôler la masse monétaire et réguler l’activité économique du pays.
La banque réduit ainsi de 150 points de base son taux débiteur de référence. Très déterminant pour les taux d’intérêts du pays, ce taux débiteur passe avec les nouvelles dispositions de 12,5% à 11%.

D’après le management de l’institution financière, cette décision se justifie par la stabilisation de l’inflation annuelle et l’amoindrissement de la croissance économique du pays.

«L’inflation a baissé et nous estimons qu’elle devrait rester dans la fourchette d’objectif à moyen terme, à savoir 6% à 8%. Nous avons également observé que la croissance économique est anémique ces derniers temps», a expliqué Denny Kalyalya, le gouverneur de la BoZ dans un communiqué relayé par la presse locale.

Le document précise aussi que la Banque centrale a, dans un même élan, revu à la baisse le taux de réserves obligatoires de 300 points de base. Celui-ci passe désormais de 12,5% à 9,5%.

Des perspectives économiques améliorées

A l’inverse de la réduction du taux directeur, la Banque a revu à la hausse les prévisions économiques du pays. Dans son communiqué, la BoZ annonce en effet que les perspectives de croissance à moyen terme devraient s’améliorer avec une révision à la hausse de la croissance du PIB pour 2017 de 3,9% à 4,3% et pour 2018 de 4,6% à 5,1%.

Cette amélioration devrait être portée par l’augmentation de la production agricole, la reprise dans le secteur énergétique avec le redressement de la production d’électricité et l’augmentation de la production minière.
De bonnes nouvelles pour un pays qui traverse sa pire crise économique depuis plus de dix ans, des suites de la chute des cours du cuivre, de la pression sur le budget de fonctionnement et d’investissement de l’État, de la faiblesse de la production agricole et de la crise énergétique.
(Source : http://afrique.latribune.fr)

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