Africa Convergence veut réconcilier « la culture et les infrastructures »

Depuis une dizaine d’années, les conférences autour du Continent se multiplient, reprenant souvent les mêmes thématiques autour de la «dernière frontière», le «saut de grenouille», la «résilience», ou bien choisissant de se focaliser sur des sujets transversaux précis, tels que l’énergie, l’agriculture, le financement et les télécoms. En soi, l’accroissement de l’intérêt pour l’Afrique est une bonne chose, mais cela reste insuffisant. A La Tribune Afrique, en organisant Africa convergence le 29 septembre à Casablanca, notre ambition n’est pas de faire mieux, mais de tenter de faire différent.

En choisissant de faire de Africa Convergence le «rendez-vous du donner et du recevoir», la conviction du comité d’organisation est la suivante : beaucoup de sujets sont ignorés lorsqu’il s’agit d’Afrique, notamment par la communauté économique. C’est pourquoi nous avons choisi de construire les panels en tentant de respecter quelques principes simples : s’assurer que toutes les dimensions du sujet -incluant la culture au sens large ou la sociologie- sont adressées ; avoir au moins deux femmes par panel -nous avons tenté, sans réussir, à atteindre la parité- et enfin, proposer au public un angle de vision différent qui donnerait à voir une autre perspective que celle traditionnellement présentée, souvent partagée en afro-optimistes et afro-pessimistes.

Melissa Fleming et Mo Ibrahim en ouverture

Chaque panel intègre donc cette triple dynamique. Lors de la plénière d’ouverture, consacrée au déficit d’intégration régionale et aux frontières, nous avons notamment choisi de donner la parole à Melissa Fleming, porte-parole du HCR pour nous présenter un autre corollaire des frontières, souvent passé sous silence : les réfugiés.
Dr Mo Ibrahim partagera avec nous sa longue expérience de la fragmentation lorsqu’il était un leader continental des télécoms, puis sa vision pour mettre la gouvernance au cœur de l’intégration grâce à sa fondation. De manière transversale, Dan Keeler, du prestigieux Wall Street Journal, nous livrera sa vision de l’Afrique vue de New York.

Le «Steve Jobs congolais» pour débattre du digital

Sujet incontournable, la thématique de la digitalisation verra également la participation d’acteurs de premier plan, qu’ils soient bien établis ou en phase de décollage, tels Verone Mankou, celui que la presse surnomme le «Steve Jobs congolais» ; le patron de World Remit, Ismail Ahmed, qui partagera son histoire extraordinaire de transition de fonctionnaire international vers patron de société technologique multinationale ; ou encore Ahmed Rahhou, CEO de la banque CIH, qu’il récupéra moribonde et qui est désormais leader du banking digital au Maroc.

Financement innovant

Volet indispensable, le financement et les partenariats publics privés seront adressés dans une troisième plénière où se retrouveront les représentants d’entreprises multinationales, tels Patrice Fonlladosa, CEO de Veolia Africa ; le patron de la place financière panafricaine Casablanca Finance City, Saïd Ibrahimi, qui a fait de son institution la première du Continent en moins de six ans, mais aussi Candace Nkoth Bisseck, considérée par le magazine Forbes comme l’une des jeunes leaders les plus prometteuses du Continent avec son réseau «Black Roses».

Du financement aux talents, il n’y a qu’un pas qui sépare les deux thématiques que nous avons choisi d’adresser avec des spécialistes de la formation, à l’instar d’Amadou Diaw, patron du groupe ISM, ; le designer Star Bibi Seck, qui nous présentera sa vocation ; le secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée (UpM), Fathallah Sijilmassi ; ou encore Adil El Youssefi, exemple concret des nouveaux cadres africains qui se hissent à la tête de grandes entreprises du Continent.

Une conversation exceptionnelle en clôture

Pour conclure, les participants auront droit à une conversation exceptionnelle, qui part et arrive aux émotions, lors de laquelle s’exprimera le chef d’orchestre international Armand Diangienda ; l’auteur du best-seller Les nouveaux penseurs de l’Islam, Rachid Benzine ; la fondatrice du festival Gnawa, Neïla Tazi ; et la Nigériane Tara Durotoye, créatrice et CEO de House of Tara. Le thème central de ces échanges sera la recherche de l’harmonie convergente, ou comment concilier les aspirations individuelles avec celles des organisations et des nations.

A travers ces cinq tableaux, le comité d’organisation a voulu faire passer un message fondamental : l’avenir de l’Afrique passe par un développement global, incluant les capacités, la culture, le financement et les infrastructures.
Et c’est donc naturellement que la conclusion des débats sera assurée par notre grand témoin du Continent, actuel ministre de l’Industrie et du commerce du Royaume du Maroc, et fondateur du groupe Saham, Moulay Hafid Elalamy.
(Source : http://afrique.latribune.fr)

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