Thon rouge : après avoir quadruplé son quota en 4 ans, l’Algérie revient à la charge

Plus de mille tonnes de thon rouge capturés au titre de la campagne 2017. L’Algérie a atteint cette année son quota pour la pêche de cette espèce de poisson protégée. Mais le pays qui veut battre un nouveau record en 2018 va introduire une nouvelle demande d’augmentation de son quota dès la semaine prochaine.

Les autorités algériennes ont annoncé début octobre dernier avoir épuisé leur quota annuel de captures de thon rouge. Porté à 1.043 tonnes, le total admissible de captures (TAC) accordé à l’Algérie par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’atlantique (CICTA), a permis au pays du Maghreb d’engranger 20 millions d’euros. Une bonne pêche certes mais pas suffisante pour « rassasier » Alger, qui encore une fois, va saisir l’organisation responsable de la conservation des thonidés et des espèces apparentées de l’océan Atlantique et de ses mers adjacentes, pour tenter de négocier à la hausse son quota.

D’ailleurs, le gouvernement algérien ne va pas tarder à s’y atteler puisque les négociations avec la CICTA se tiendront à Marrakech, au Maroc, du 14 au 20 novembre courant, a indiqué à l’Agence de presse algérienne (APS), le directeur général de la pêche et de l’aquaculture, Taha Hamouche.
« L’Algérie étant déterminée à défendre ses chances pour augmenter son quota », a souligné jeudi le haut responsable algérien à l’occasion de l’ouverture de la 7e édition du Salon international de l’aquaculture qui se tient du 9 au 11 novembre dans la ville portuaire d’Oran.

De plus en plus d’appétit

Il s’agira d’une énième demande de hausse de quota pour l’Algérie, selon APS, puisque le quota de pêche de thon rouge du pays d’Abdelaziz Bouteflika pour 2017 a été porté à 1.043 tonnes, alors qu`il avait été fixé initialement à 546 tonnes par la CICTA. Et avant d’atteindre ce niveau, l’Algérie avait bénéficié d`une augmentation graduelle de son quota qui avait été fixé à 243 tonnes au titre de l`année 2014, puis à 370 tonnes en 2015, à 460 tonnes en 2016, précise toujours la même source.

En parallèle de cette demande d’augmentation de quota,l’Algérie nourrit un grand projet d’engraissement du thon rouge, une espèce victime de la surpêche dans les années 1990-2000 dans le monde. Un projet qui avance à grands pas selon les autorités algériennes : « une dizaine d’investisseurs ont déposé des demandes dans ce sens. La commission ministérielle chargée du dossier en a sélectionné deux candidats qui remplissent les conditions requises. », en attendant une autorisation de la CICTA pour la création de ces fermes d’engraissement.
(Source : http://afrique.latribune.fr)

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