Réaction de Babacar Diagne, Président du CDES aux propos tenus par Mansour Kama : « Nous nous désolidarisons totalement du discours de la CNES et du CNP »

Suite aux propos tenus au nom du secteur privé par la CNES durant le Conseil Présidentiel de l’investissement (CPI) à l’endroit du Président Macky Sall, la réaction de M. Babacar Diagne ne se fait pas attendre. En effet, le président du Conseil des Entreprises du Sénégal(CDES), a été face à la presse pour dire de vives voix que cette sortie n’engage en rien l’organisation qu’il dirige. Et il dit qu’il se désolidarise totalement du discours de la confédération Nationale des Employeurs du Sénégal (CNES) et du Conseil National du Patronat (CNP) car jugeant un tel discours discourtois à l’endroit du Chef de l’Etat.

« Nous nous désolidarisons totalement du discours de la CNES et du CNP que je suppose que le CNP est partie prenante parce que non seulement le CDES n’a pas été impliqué. On n’a pas été au courant du contenu du discours à l’insu du Conseil des Entreprises du Sénégal. Alors, c’est la raison pour laquelle, nous nous désolidarisons de ce discours que nous trouvons très discourtois à l’endroit du Chef de l’Etat, son excellence le Président de la République Macky Sall », a affirmé M. Babacar Diagne en marge de la conférence de presse.
Selon M. Diagne, le Président de la République est un fervent défenseur de l’entreprise africaine. Et dans toutes les grandes rencontres internationales, le président représente même le patronat africain, il parle pour le bienfait, comment le patronat africain peut gagner autant de marchés ?, Comment l’Union africaine peut faire pour relever ses parts de marché ?

« Alors, tu ne peux pas tenir ce discours envers un chef de l’Etat qui est un fervent défenseur non seulement de l’entreprise africaine mais particulièrement la petite entreprise sénégalaise. Dans tous ces discours économiques, il parle d’une croissance inclusive, une croissance partagée avec une grande majorité des acteurs économiques. Je pense bien, qui dit ça, prend en compte l’impact positif que la croissance doit avoir des opérateurs économiques », a martelé le président du CDES.
Il a tenu à préciser qu’il y a une division au sein du secteur privé et, c’est un grand dommage d’avoir un secteur privé divisé.

Le CDES, parent pauvre du secteur privé

Selon M. Babacar Diagne, le CDES est le parent pauvre du secteur privé national. Et il n’est pas impliqué du début à la fin.
« Si on était impliqué au début, on pouvait les conseiller de ne pas tenir un tel discours mais un discours de contribution, un discours positif qui va permettre de donner des solutions pour améliorer l’environnement des affaires, pour permettre aux milliers d’entreprises, petites et moyennes entreprises de créer plus de richesses et créer plus de valeur ajoutée », dixit M. Diagne.
Selon toujours M. Diagne, il faut reconnaître que le secteur privé entre guillemets CNP –CNES, n’a jamais impliqué dans leurs discussions le conseil des entreprises du Sénégal.

« Cela ne nous dérange pas, nous sommes en train de faire notre chemin parce que nous considérons que le patronat ne doit pas être un fonds de commerce. On doit avoir une entreprise, travailler dur et essayer d’avoir une place dans l’environnement des affaires. On a proposé au Président un conseil présidentiel des très petites entreprises et là, ça pourrait permettre aux centaines et milliers de très petites et moyennes entreprises d’exposer devant le président les problèmes que nous rencontrions parce qu’il faut reconnaître que le CPI n’est pas un cadre de concertation pour les très petites et petites, on parle de gros investissements qui ne nous engagent en rien », poursuit M. Diagne.

La maison de l’entreprise : le business-plan déjà prêt

« On a parlé notre grand projet phare à savoir la maison de l’entreprise du Sénégal dont le business-plan est déjà prêt, il y a même le FMI et la Banque Africaine de Développement qui sont prêts à participer au financement de ce grand projet à plusieurs milliards, qui est un projet initié par le secteur privé, pour le secteur privé », souligne le président du CDES.

Il estime que le projet avance mais ils avaient demandé au Président de la République d’instruire le Premier ministre, Mohamed Bounne Abdallah Dione de pouvoir porter et booster la mise en œuvre de la maison de l’entreprise du Sénégal qui est un projet phare, qui peut être un projet du privé national du Sénégal.

Et M. Babacar Diagne de poursuivre : « Nous remercions le président d’avoir pris la défense des très petites et petites entreprises qui sont le moteur de développement économique, cela peut créer des emplois massifs. Il a demandé à l’agence d’encadrement des petites et moyennes entreprises, d’ouvrir une branche chargée de répondre aux problématiques d’encadrement et d’accompagnement des très petites et petites entreprises. Et je considère que c’est une très bonne nouvelle parce qu’au moins l’idée d’accompagner la petite entreprise, la très petite entreprise qui est le parent pauvre du secteur privé qui commence à être de vieux souvenir ».

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