Développement des PME : Une solution au chômage des jeunes selon le CNP

Dans le magazine « Réussir » : « PME au cœur de l’économie » du mois de septembre 2017, le Conseil National du Patronat (CNP) a révélé qu’un partenariat entre l’État et le secteur privé, va contribuer à développer les PME qui peuvent être une solution au chômage des jeunes.

D’après M. Alioune Bâ secrétaire adjoint CNP, la croissance de l’économie sénégalaise, enregistrée ces dernières années, a été largement influencée par les entreprises du secteur privé, notamment les PME.

« Cette embellie actuelle de l’économie rejaillit sur les PME qui constituent +90% des entreprises, mais dont la contribution représente encore une faible part dans le PIB.’’En effet, la pleine participation des PME à la compétitivité, au développement économique, à l’emploi et à la cohésion sociale n’est plus à démontrer au senegal. M.BA poursuit ainsi’’ Cependant, la bonne sante de celles-ci dépend du développement des infrastructures et de l’accessibilité aux systèmes financiers pour accompagner la volonté publique et les différentes politiques de promotion, d’autant plus que la création et la pérennisation de milliers d’emplois locaux doivent être au cœur des actions de l’Etat », précise M. Bâ dans le document.

Pour réussir ce pari d’après l’adjoint de CNP’’ le CNP a toujours privilégié le développement d’un partenariat fort entre l’Etat du Sénégal et son secteur privé, ce partenariat gagnant-gagnant constituera une source de croissance pour les PME nationales, de développement de la co-traitance dans les collectivités locales et de création de milliers d’emplois locaux pour la jeunesse ».

Et M. Bâ de poursuivre : « Notre Etat pourra s’appuyer , entre autres , sur ces quelques recommandations du CNP qui sont de privilégier dans les appels d’offres sur financement du budget consolidé d’investissement ( BCI), les entreprises à capitaux nationaux ; rendre obligatoire en cas d’appel d’offres international le recours à la co-traitance à hauteur de 30% en faveur des entreprises nationales; accélérer la mise en œuvre de l’avant – projet d’acte uniforme de l’OHADA rendant obligatoire , pour tout investisseur étranger , la création de co-entreprise avec des privés nationaux ou avec l’Etat lorsque l’activité concerne un secteur stratégique et de souveraineté économique; ou encore donner une validité annuelle ».

D’après M. Bâ, il faut aussi : « adapter les critères de qualification des entreprises aux réalités de notre tissu économique; définir des méthodes de contrôle et de révision des offres anormalement basses ; voire même créer un compartiment dédié à la PME, à la BRVM pour permettre à terme, aux PME performantes de lever des fonds ».

Des lors M. Bâ avance : « Aujourd’hui la plupart des dirigeants des PME, considèrent que le financement, accès et coûts confondus, constituent un obstacle majeur pour le développement de leurs activités. En effet, nonobstant les importantes mesures d’assainissements du secteur bancaire et financier survenues ces dernières années et la surliquidité actuelle des banques, le financement demeure toujours la préoccupation majeure des PME aux côtés de la formation et de l’accès aux marchés ».

« Nos PME ont encore d’énormes difficultés à satisfaire les conditions fixées par nos institutions financières. Elles sont souvent jugées risquées à financer par celles-ci pour cause de manque d’informations fiables sur leurs capacités de remboursement et la faiblesse des garanties proposées », conclut M. Alioune Bâ.
Fatou Mbar Faye (Stagiaire)

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