Financement de l’élevage : Les mesures efficaces pour lever les contraintes

En présidant  le  conseil interministériel consacré au financement du sous-secteur de l’élevage le Premier ministre recommande la mise en œuvre urgente de mesures efficaces pour lever les contraintes liées au financement. Mahammed Boun Abdallah Dionne a posé les bases de l’amélioration des performances du secteur.

Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a demandé lors du conseil du dernier conseil interministériel  la mise en œuvre urgente de « mesures efficaces » pour lever les contraintes liées au financement du sous-secteur de l’élevage. Faisant la restitution des travaux à la presse, le porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, a déclaré que le Premier ministre a axé son propos introductif sur la place primordiale qu’occupe le secteur de l’élevage dans le Plan Sénégal émergent qui lui fixe comme objectif stratégique l’amélioration de la productivité et de la compétitivité. Selon lui, l’élevage qui est pratiqué par 47 % des ménages ruraux et 29,5 % du total des ménages sénégalais, offre de grandes opportunités en termes de revenus, d’emplois et de renforcement de la résilience face aux différents chocs et crises. Au cours de la rencontre, confie M. Guèye, le Premier ministre a mis en exergue la progression régulière des ressources allouées au sous-secteur de l’élevage en prenant notamment comme exemple les dotations budgétaires qui, en 2012, étaient de 9,5 milliards contre 22 milliards pour 2018. Une progression de plus du double en ressources compte non tenu des opportunités de financement à travers le Fongip, le Fonsis, la Bnde, le Fonstab.

Tous ces efforts consentis, relève t-ils, ont permis d’améliorer considérablement les performances dans la production de viande, lait, œufs, exportation peaux et cuir. « Pour renforcer cette tendance, le Premier ministre a indiqué l’urgence de mettre en place des mesures efficaces pour lever les contraintes liées au financement du secteur et consolider les acquis à travers les projets et programmes existants », a fait savoir Seydou Guèye. Ce dernier a rappelé que ces projets et programmes portent sur le renforcement des infrastructures et équipements pastoraux, la promotion de la valorisation des produits d’élevage, le développement  de la santé animale et la création d’un environnement favorable au développement durable et la professionnalisation du secteur.

A la suite d’échanges fructueux, le chef du gouvernement a arrêté un certain nombre de recommandations qui seront soumises à la décision du président de la République lors du prochain conseil des ministres. Parmi ces recommandations, il y a celle qui porte sur l’opérationnalisation effective et l’optimisation du fonds national de développement agro-sylvo-pastoral initié par la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale, en vue de doter le secteur d’un mécanisme de financement adapté. L’autre orientation, c’est le renforcement des dotations annuelles, en plus de l’accès aux financements de la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes. Comme autre recommandation du chef du gouvernement, il y a la contribution des interprofessions sous forme de prélèvement sur les filières de production et celle du secteur privé, des collectivités locales et des partenaires techniques et financiers. Il suggère aussi d’adapter le crédit au cycle de production, le renforcement des infrastructures d’appui à la production et la structuration des filières et la mise à niveau du secteur.

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