Libye : le secteur pétrolier reprend des couleurs

La production pétrolière en Libye a enregistré l’année dernière une hausse record en atteignant 1 million de barils par jour pour un total de recettes de 14 milliards de dollars. Ce montant représente le triple des revenus du secteur en 2016, mais reste encore loin des 50 milliards de dollars enregistrés jusqu’en 2011.

La production pétrolière libyenne est en passe de retrouver sa vitalité. D’après un communiqué rendu public samedi dernier par la Banque centrale libyenne, la production de l’or noir dans le pays a atteint l’année dernière 1 million de barils par jour, pour un montant total de quelque 14 milliards de dollars. Un montant représentant le triple des ressources engrangées par le secteur en 2016, mais encore loin des 50 milliards de dollars annuels enregistrés jusqu’en 2011.

Ravagée par la crise politique et l’insécurité persistante, la Libye a vu sa production pétrolière chuter, avant de se stabiliser autour de 500 000 barils par jour entre 2014 et 2016.
En juillet dernier, à la veille de la réunion à Saint-Pétersbourg des délégations des pays producteurs de pétrole, Mustafa Sanalla, président de la Compagnie nationale libyenne de pétrole (National Oil Corporation) avait indiqué que son pays visait une production de «1,25 million de barils par jour avant fin 2017 et 1,5 million fin 2018». Le responsable libyen avait ajouté que son vœu était de voir la production d’or noir du pays dépasser les 2 millions de barils par jour à l’horizon 2021.

Nouvelles perspectives économiques

Jusqu’à la veille de la crise que traverse encore le pays, le pétrole représentait plus de 90% des recettes de l’Etat. D’après la Banque centrale libyenne, la production de 2017 a permis de réduire le déficit budgétaire (7,7 milliards de dollars) de moitié. Une bonne performance, alors que le pays doit encore faire face à la pénurie de liquidités avec une chute historique de la monnaie libyenne.
A noter que la reprise du secteur pétrolier a été possible grâce au retour, l’année dernière, de grands groupes en Libye, tels que l’italien ENI, les français Total et Schlumberger et le géant russe Rosneft, avec lequel dernière, la National Oil Corporation a signé un accord d’investissement afin de redynamiser le secteur.
(Source : https://afrique.latribune.fr)

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