La ligne ferroviaire Cameroun-Tchad coûtera 5000 milliards de francs CFA

Le coût d’investissement pour la construction de la ligne ferroviaire qui reliera N’Gaoundéré au Cameroun à N’Djamena au Tchad avoisinera les 5 000 milliards de francs CFA. La future liaison voie devrait renforcer l’interconnexion des deux pays et leur intégration à la zone CEMAC.

On connaît désormais combien coûtera le projet de chemin de fer entre le Cameroun et le Tchad. Cité par l’agence APA,le ministre camerounais des Transports, Edgar Alain Mebe Ngo’o, a révélé que les travaux de construction de la ligne nécessiteront un financement de 5 000 milliards de francs CFA. Le ministre qui intervenait ce 16 janvier dans le cadre de la 4e session du Comité ferroviaire (COMIFER), qui supervise le projet, a aussi indiqué que les études de faisabilité de la future infrastructure devraient bientôt commencer.

Lesdites études seront financées par la Banque africaine de développement à hauteur de 3 milliards de francs CFA. Lors de la réunion du COMIFER, les deux pays ont d’ailleurs évoqué la saisine par une demande conjointe de l’institution financière continentale afin de s’assurer du financement, mais aussi de l’approbation du conseil d’administration de la Banque, de la proposition d’un accord de financement sous forme de don au Tchad et de prêt au Cameroun, pour la réalisation de l’étude de faisabilité en question, l’assistance technique et la gestion du projet.

Pour une meilleure intégration régionale

L’extension du chemin de fer camerounais vers le Tchad représente une opportunité d’intégration régionale pour les deux pays. Selon les statistiques de la douane camerounaise, des marchandises du Tchad, d’une valeur de plus de 340 milliards de Fcfa, transitent chaque année par la route par le Cameroun. Selon la même source, la future ligne devrait également contribuer à l’intégration dans la zone de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

«Le Cameroun et le Tchad sont les deux pays les plus intégrés de la CEMAC, en termes de réseaux routier, électrique et téléphonique, mais aussi du pipeline pétrolier», a déclaré Adoum Younousmi, ministre tchadien des Infrastructures, du désenclavement et de l’aviation civile, en ajoutant qu’aujourd’hui, les deux gouvernements travaillent à s’interconnecter à partir du réseau ferroviaire, qui est important pour le développement d’un pays enclavé comme le Tchad. «Avoir le train de Ndjamena à Douala, notre port principal, c’est un défi majeur», a-t-il insisté.
Rappelons que le groupe Bolloré Africa Logistics (BAL) a été désigné comme partenaire technique du projet. A ce titre le géant français devrait notamment appuyer la réalisation des études et la préparation des dossiers de présentations aux bailleurs de fonds.
(Source : https://afrique.latribune.fr)

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